Internet Explorer 9, évolution ou révolution ?
Depuis quelques temps, Microsoft travaille sur la nouvelle version d’Internet Explorer : IE9, car il est devenu urgent, pour le géant du logiciel, de réagir face à la perte de terrain de son navigateur. HTML5, CSS3, CANVAS… sont à l’affiche. Toutefois, le fait marquant de cette nouvelle mouture n’est pas tant la prise en charge des nouveaux standards que celle de SVG !
Ce fait marquant, ne va pas manquer de bouleverser le monde du web !
SVG (SCALABLE VECTOR GRAPHIC), est un schéma XML qui permet de décrire des dessins 2D sous forme vectorielle. Ce langage a été spécifié en 2001 par le W3C pour décrire tout type de dessins ; simples ou complexes.
Depuis quelques années, SVG est supporté par la plupart des navigateurs alternatifs : FIREFOX, CHROME, SAFARI et OPERA. Jusqu’à présent, le langage n’a pas trouvé d’écho car il n’était pas pris en charge par Internet Explorer, qui représente toujours plus de la moitié des navigateurs du marché. Microsoft avait investi sur un autre langage, propriétaire, qui, lui aussi, par manque d’interopérabilité, n’a pas trouvé d’écho. Certainement, y avait-il d’autre part, une connivence avec Adobe pour ne pas implémenter SVG.
Quoi qu’il en soit, la prise en charge d’SVG ouvre des perspectives très intéressantes :
- L’intégration d’élément graphique au format SVG va permettre de les animer avec JAVASCRIPT
- Les éléments seront, comme les documents HTML, eux aussi compréhensible par les moteurs de recherche ; notamment, les textes stylisés
- L’amélioration du téléchargement des pages, car les dessins vectoriels, même au format XML, sont beaucoup moins lourd que les images faites de pixels.
- L’amélioration de la prise en compte des différents formats d’affichage par une adaptation automatique des pages et le support, sans dégradation, du zoom
JavaScript, permet aujourd’hui de manipuler les éléments d’une page HTML. Le langage de script permet de vérifier les données d’un formulaire, lancer des requêtes AJAX ou créer des animations basiques. L’intégration d’SVG dans le DOM (Document Object Model, la page HTML) va offrir des possibilités d’animation bien plus évolué pour se rapprocher de Flash (sans pour autant le remplacer). SVG offre au développeur JAVASCRIPT le moyen technique de manipuler un dessin par programmation. Il sera dès lors possible d’habiller une page avec des dessins au format SVG : boutons, formulaire, barre de navigation, carte, diagramme… et de les rendre interactif.
Couplé à la balise vidéo, le résultat sera sans aucun doute époustouflant.
Jusqu’ici, pour rendre une page, graphique évoluée, intelligible par les moteurs d’indexation, il était nécessaire de déployer quantités d’astuces ; quid de faire comprendre le contenu d’un texte stylisé. Avec SVG, tous les contenus vont pouvoir être interprétés, jusqu’à reconnaitre le tracé d’une carte géographique. Là aussi, les tracés SVG couplés avec les balises sémantique d’HTML5 vont révolutionner la manière dont les contenus sont indexés et restitués dans les moteur de recherche.
Un gain notable sera constaté au téléchargement des pages. Bien que SVG soit un document XML, les images décrites dans ce format sont bien moins lourdes que les JPG, PNG ou même GIF. Cette finesse sera notamment très appréciable dans le contexte de la mobilité, ou les pages des sites mobiles seront chargées bien plus rapidement.
Une partie des casse-têtes des designers graphiques, se trouve dans la multiplicité des formats d’affichage possibles. Entre les dizaines de résolution d’écran et le redimensionnement des fenêtres, il est quasiment impossible de gérer une occupation cohérente de l’espace d’affichage du navigateur ; c’est pour cette raison que les sites web sont la plupart du temps fixés sur une largeur précise. Une fois encore, SVG va permettre de gérer cet aspect en proposant des images redimensionnables qui ne pixéliseront pas ; les images vectorielles peuvent être zoomée à l’infini, sans déformation. Les pages pourront dès lors, occuper tout l’espace du navigateur et s’adapter au différent écran et redimensionnements.
Comme nous l’avons vu, SVG est d’ores et déjà pris en charge par Chrome, Safari et Opera. Sur les environnements DESKTOP, mais aussi, sur les environnements des mobiles. C’est certainement par cette technologie que le web mobile prendra son essor. Couplé à CSS3 et les propriétés d’HTML 5 comme les balises sémantiques, ou la balise vidéo, SVG va faire basculer le web dans une nouvelle ère des technologies de l’information : le web 3.0. À n’en pas douter, cela va aller très vite.